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Yesterday the Eye Didn’t Sleep

Une disparition
Un Certain Regard
Yesterday the Eye Didn't Sleep

Nationalité : Liban, Belgique, Palestine, Qatar, Arabie Saoudite
Genre : Drame
Durée : 1h40
Date de sortie : Prochainement
Réalisateur : Rakan Mayasi
Acteurs principaux : Yasser Al Mawla, Jawaher Al Mawla, Rim Al Mawla

Dans un village bédouin de la Vallée de la Bekaa, tout le monde cherche Gamra. On raconte qu’elle a mis le feu à la voiture de l’homme qu’elle aimait lorsqu’il a choisi de marier une autre femme. Pendant les recherches, son cousin Yasser renverse par accident un homme d’un clan rival. Au village, ses sœurs, Reem et Jawaher, sont choisies pour réparer la faute. On ne leur demande rien, on les offre. Mais leur sacrifice suffira-t-il à calmer la vengeance, ou bien cette flamme embrasera-t-elle tout le village ?


(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)

L’action - si l’on peu dire tant le rythme est oriental et sans rupture - se passe au Liban dans la plaine de la Bekaa, dans une famille appartenant à une tribu confrontée à une autre, voisine et concurrentielle, suite à la mort de l’un de ses membres. L’image est légèrement et volontairement estompée afin de nous mettre dans le réel, comme si nous regardions au travers d’un oculus poussiéreux. Le véritable thème sous-jacent est la monstration d’une culture orientale dont l’un des pivots est la prééminence et la pérennité - en sus du contexte cultuel - du patriarcat et du pouvoir du collectif sur les fondements de cette société. Il en résulte un hiatus avec notre environnement occidental qui fait l’objet d’un parti pris du cinéaste Rakan Mayas, puisqu’il en a fait son film. Ce hiatus peut être interprété comme la défense de ce mode d’organisation, nous invitant à considérer qu’il vaut le notre - tout en étant différent - ou bien comme une critique du maintien de cet ordre.
Nous, visionnant ce film, sommes comme des ethnologues dans l’observation plus que dans le ressenti et l’émotionnel, bien que le sujet soit traité avec sobriété et sensibilité.