Primary Menu

Wu ming nü hai

La Deuxième fille
Semaine de la Critique
Wu Ming Nü Hai

Nationalité : Chine, France
Genre : Drame
Durée : 2h05
Date de sortie : Prochainement
Réalisateur : Zou Jing
Acteurs principaux : Li Gengxi, SHEN Jiani, Zu Feng

Une jeune Chinoise grandit de ses 6 ans à ses 18 ans entre trois familles, qui lui donnent chacune un nouveau nom et une nouvelle vie. En quête d’appartenance et d’amour, elle doit affronter le poids de son passé et l’incertitude de son avenir, jusqu’à ce qu’elle trouve sa propre voie.


(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)

Phénomène social majeur en Chine dans les années 1980/90, l’abandon de fillettes par leur famille a privé de repères et d’amour une génération sacrifiée. Préférant se séparer de leur deuxième enfant s’il s’agissait à nouveau d’une fille, de nombreux parents ont fait le choix de la confier à un autre foyer. La cinéaste raconte que son film est la somme de plusieurs histoires vécues, dont notamment celle de sa grand-mère : elle en fait un premier long métrage éblouissant et très personnel dans sa manière d’allier un récit dur et délicat à une mise en image toujours baignée d’une apaisante douceur.
Filmée caméra à l’épaule, tantôt du point de vue de l’enfant, tantôt en léger surplomb ou en contre-plongée, la mise en scène joue avec l’idée du mouvement perpétuel auquel est soumise cette deuxième fille. Car que ce soit en terme d’émotion, d’images ou de commentaire social, des rebondissements narratifs viendront redistribuer les cartes. A mesure que l’héroïne devient jeune adulte et se retrouve parachutée dans des situations imprévues, le film gagne en souffle romanesque. 
Et nous nous demandons ainsi comment Wang Juan peut construire ses propres repères ? C’est tout l’enjeu de ce récit à la fois cruel et teinté d’espoir. La lumière viendra, un temps, de l’amitié, avant de finalement surgir du crépuscule.


Le 1er plan donne la tendance, il s’agit d’une question de vie ou de mort, il faut remonter à la surface pour ne pas se noyer.
Nous allons suivre une jeune chinoise ballottée au fil de sa vie dans trois familles successives avec à chaque fois un nouveau nom donné par chaque famille d’accueil.
Il va nous falloir du temps, comme à elle, puisqu’aucun adulte ne lui explique quoi que ce soit, pour comprendre quelles sont ses origines, qu’un nom ne suffit pas pour faire partie d’une famille....
Quelle lumière ne brille pas ? c’est la question qui va guider notre héroïne alors que personne ne cherche à savoir à quoi elle aspire.
Au delà de la culture chinoise qui donne un contexte spécifique au récit, le cheminement de cette enfant évoque le passage et le bouleversement de l’adolescence pour trouver son identité et montre que chaque être humain a en lui les ressources pour garder la tête haute...
Une belle prestation d’actrice !