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Rehearsals for a Revolution

Viendra la révolution
Séances Spéciales
Rehearsals For a Revolution

Nationalité : République tchèque, Espagne
Genre : Documentaire
Durée : 1h35
Date de sortie : Prochainement
Réalisateur : Pegah Ahangarani
Acteurs principaux :

À travers cinq portraits de ses proches, autant de figures de résistance, Pegah Ahangarani trace le récit intime de sa vie. Puisant dans ses archives personnelles, vidéos familiales, images de manifestations, articles de presse et enregistrements sonores, elle traverse plus de quarante années d’histoire de l’Iran. Des premiers élans de 1979 jusqu’à la guerre déclenchée en 2026, elle tisse un dialogue entre mémoire individuelle et histoire collective, dressant le portrait d’un pays marqué par la répression politique mais porté sans relâche par le désir de liberté et l’espoir d’une révolution.


(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)

Ce documentaire est raconté à la première personne par la réalisatrice, guidée par l’admiration qu’elle voue à cinq personnes de son entourage et l’amour de son pays. Le ton est intime ou passionné, ironique ou poétique parfois, rarement journalistique. Les images sont ce qu’elles sont, mais sa force est de parler avec le cœur. C’est passionnant et bouleversant.
La mémoire de son père offre un point de vue inattendu sur la révolution de 1979. Un désir profond de changement donnait lieu à des manifestations répétées. Khomeini était alors populaire, n’en déplaise au reste du monde… Bien sûr, les foules qui l’ont porté au pouvoir dans la liesse déchanteront quelques années plus tard.
Avant les manifestations que nous avons connues en ce début d’année 2026, l’Iran a connu deux autres mouvements populaires massifs, l’un en 1999, le second en 2009. A chaque fois le sang a coulé, de plus en plus fort semble-t-il.
Dédiée à sa très jeune fille Lily, la dernière séquence est d’une émotion rare. Elle a été complètement remaniée suite à la répression de janvier 2026 et aux bombardements israélo-américains d’avril. Bruisse en elle la culpabilité de n’avoir pas été là. Dès lors, quelle fin donner à son film ? Peut-on encore regarder l’avenir du pays avec espérance ?