Nationalité : France
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h27
Date de sortie : 29 juillet 2026
Réalisateur : Avril Besson
Acteurs principaux : India Hair, Raya Martigny, Eric Cantona
De vieux vinyles disco dans le coffre de sa Twingo, à peine remise de la mort de sa grand-mère, Charlie roule. Elle ne sait pas encore que ces disques ressusciteront les pas de danse de sa mère dans les yeux humides de Titou, caviste rêveur, ni qu’une plage méditerranéenne désertée sera le théâtre de sa rencontre avec Marina, qui rêve son idéal de liberté dans la pizzeria du village. Pour l’instant, elle roule.
(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)
23 mai 2026
Avril Besson réalise un film profondément attachant, une chronique sentimentale à la fois burlesque, tendre et mélancolique, où les personnages cherchent moins à résoudre leurs blessures qu’à apprendre à habiter leur fragilité ensemble. La réalisatrice pose sur ses personnages un regard profondément bienveillant, en filmant les silences, les hésitations, les maladresses.
Les Matins merveilleux préfère croire aux familles choisies, aux amours maladroites, aux êtres cabossés qui s’apprivoisent lentement et sont capables de se réparer ensemble.
C’ est un récit de retour à la vie, porté par ces petits riens qui provoquent surprise ou élan, ces choses qui permettent de rattraper des moments jusque là non vécus, et ces rencontres qui changent les situations.
India Hair y est formidable avec son étrangeté burlesque, sa gaucherie bouleversante. Raya Martigny impressionne. Eric Cantona, figure paternelle discrète, fantôme romantique d’un amour perdu, est bouleversant dans un registre de sobriété et de tendresse qu’on lui connaissait pas.
Cinéma de l’écoute, de la rencontre et de la tendresse, œuvre de douceur, de confiance et de regard, ce premier film montre que l’amour, l’amitié et les rencontres peuvent ouvrir des chemins inattendus.
18 mai 2026
Elle n’a pas de "thune", pas de copain, pas d’enfant... et un métier qu’elle peut exercer à distance. India Hair campe, avec une justesse désarmante et subtile, une jeune femme en devenir dont on pressent l’attente. Elle-même ne sait pas vraiment de quoi ? Quelque chose qui remplisse sa vie et remplace le vide laissé par le décès de la grand-mère qu’elle chérissait tant.
Dès lors le prétexte des vinyles de l’ère "disco" à remettre, selon la volonté de la défunte, à un habitant d’un village balnéaire, lui permet de se faire de nouvelles relations amicales. C’est l’occasion de découvrir comment vivent les provinciaux des bords de mer, l’hiver, et comment leurs histoires s’imbriquent quand apparaît un nouvel arrivant. Les comédiens sont admirablement dirigés : ainsi le tendre Eric Cantona imitera Travolta, et le personnage "queer", délirante Raya Martigny, exprimera sa vulnérabilité avec une sorte de candeur. Ce film un peu troublant, bouleversant, abordant les nouveaux codes amoureux, respire la bienveillance et la tendresse.
Les amours hésitantes auraient pu être mélancoliques mais l’espérance y reste palpable.








