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La Vie d’une femme

Compétition
La Vie d'Une Femme

Nationalité : France, Belgique
Genre : Drame
Durée : 1h38
Date de sortie : 9 septembre 2026
Réalisateur : Charline Bourgeois-Tacquet
Acteurs principaux : Léa Drucker, Mélanie Thierry, Charles Berling

Gabrielle, 55 ans, se consacre corps et âme à son métier. Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle court et se démultiplie, assaillie de responsabilités. Il lui reste peu de temps pour sa vie privée — un mari qui l’aime et une mère dont elle doit s’occuper. Lorsqu’une romancière vient passer quelques semaines dans son service pour les besoins d’un livre, son équilibre vacille. Dans le quotidien que Gabrielle s’est construit, y a-t-il de la place pour l’inattendu ?


(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)

Le titre résume à lui tout seul le film : effectivement il s’agit de la vie d’une femme, Gabrielle, quelques années en vérité, découpée intelligemment en onze chapitres. On y découvre sa vie professionnelle, chirurgienne en réparation faciale, sa vie familiale, une mère atteinte de la maladie d’Alzheimer et un beau-fils avec sa bande de copains trois fois par semaine à la maison ; sans compter sa vie amoureuse : un remariage avec un homme qui l’aime mais qui a de plus en plus souvent du mal à la supporter. Parfois exaspérée mais toujours stoïque face aux situations, elle se sent en charge de tout ce petit monde, peut-être pour ne pas se retrouver face à elle-même. Elle va d’ailleurs jusqu’à s’investir dans une mission humanitaire en Ukraine. Fuite ou conviction ? Entre les travaux, les ados, les textos, les tensions et les coupes budgétaires, elle croit gérer. Mais en fait, elle a besoin d’air pour ne pas craquer et on la comprend tant le jeu de Léa Drucker est toujours parfait. Elle va trouver cet espace de liberté avec une femme, une romancière venue l’observer au bloc opératoire pour écrire son livre. Qui peut l’en blâmer ? Elle l’aime mais la vie en aura voulu autrement. Elle qui se veut anti-conformiste, engagée et sans enfant, elle se réconfortera finalement sur l’épaule de son mari, sa sécurité, sa stabilité. C’est beau !