(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)
20 mai 2026
S’agit-il d’un délire sous amphétamine, d’un ictus amnésique orgasmique ou d’un fantasme horrifique d’un épisode schizophrénique ? Le saurons-nous jamais ? Toujours est il que David, photographe à la personnalité introvertie se retrouve dans le corps d’Eva, l’inconnue et vice versa, après un coït pulsionnel dans les caves d’un club où se donne une fête costumée, masquée, psychédélique, totalement déjantée. Fable énigmatique, fantastique, bizarre, délirante, aux multiples tiroirs, qui se veut onirique. Elle déstabilise le spectateur qui se trouve plongé dans un vertige psychotique. De ce puzzle éclaté, Harari en fait un système intelligible et cohérent, grâce à ses talents de metteur en scène et à sa virtuosité : plans et montage. Mais alors que signifie ce transfert des corps ? Recherche d’identité avec le qui suis-je ; êtres sexués, déviants, asexués, LGBTq+, homme augmenté ou bien en recherche d’altérité, de métaphysique ? Pour finir, ce n’est pas un mythe Faustien car la vie revient amputée d’une partie de son histoire. Conclusion : l’être humain ne peut être et se réaliser que dans sa nature naturante et que toute tentative de modification ne peut être que vouée qu’à l’échec : malaise assuré, très Lynchéen !








