Nationalité : France, Belgique
Genre : Animation, Drame, Romance
Durée : 1h35
Date de sortie : 1 juillet 2026
Réalisateur : Phuong Mai Nguen
Acteurs principaux : Lyna Khoudri, Paul Kircher, Rio Vega
À Los Angeles, AJ, lycéen discret, rencontre Kristen. Elle est passionnée de surf, lui de skateboard et de dessin. Ils tombent follement amoureux ; un avenir heureux se profile. Mais tout bascule lorsque Kristen tombe malade. Ensemble, ils se lancent dans un combat contre l’adversité, portés par la force de leur amour, leurs amis et leur passion désormais commune pour le surf et l’océan.Adaptation du roman graphique d’AJ Dungo (2019).
(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)
14 mai 2026
C’est une première pour la Semaine de la Critique qui projette un film d’animation en ouverture. C’est aussi une première oeuvre pour la réalisatrice franco-vietnamienne Phuong Mai Nguyten qui propose l’adaptation du roman graphique d’AJ Dungo.
In Waves est une histoire d’eau. C’est aussi l’histoire d’un amour qui nait entre deux adolescents californiens, Kirsten la surfeuse et AJ le skater. Baptisée par les vagues de l’océan qui la scellent à jamais, leur relation s’épanouit contre vents et marées. Le film est enfin une histoire de passage à l’âge adulte, dans la douleur de la perte d’un être cher, mais aussi dans la force des sentiments vrais et de la résilience à toute épreuve.
Porté par un graphisme de grande qualité, qui dépeint avec finesse les émotions des personnages et la beauté des paysages, In Waves nous emporte dans un tourbillon de couleurs, de sensations et d’émois. La bande son envoûtante rajoute à l’impression de vague à l’âme qui nous submerge. L’eau dominatrice ou purificatrice omniprésente qui dévale en cascades de larmes semble nous souffler à l’oreille : carpe diem !
14 mai 2026
S’inspirant de la BD d’AJ Dungo, In Waves est un film personnel qui réunit surf et drame intime, où la beauté et la délicatesse se mêlent à la mélancolie de la perte, une animation sur les thèmes de l’amour, l’amitié et la résilience. Plus qu’une histoire sur la technique de surf, ce métrage est une passion pour l’eau qui reflète notre état intérieur. Les vagues et l’océan offrent du sacré au film. Glisser sur l’eau, c’est s’unir à un monde plus grand, retrouver une forme d’humilité, accepter sa place dans l’univers. La sensorialité de l’eau est toujours présente : l’eau de la vie, de la mort, du deuil, traversée en surfant sur la crête des grosses vagues, mystiques, de l’extase à la glisse parfaite. La réalisatrice immortalise les instants de grâce : la relation d’AJ avec Kristen, la légèreté et l’émotion des rencontres, la violence du combat contre la mort et la noblesse de Kristen face à sa maladie. In Waves, film bouleversant, juste et percutant avec des images épurées et fluides, est un vrai geste de cinéma qui frappe au cœur et aide à accepter le chagrin et la réconciliation.
13 mai 2026
Film d’animation, adaptation de la bande dessinée américaine d’AJ Dungo. Le scénario ressemble à une nouvelle version de Love Story, transposée dans le domaine du surf, du skate et de l’art graphique. Là s’arrête la comparaison. Dans cet autre genre, il se distingue surtout par la forme, avec un graphisme de qualité qui s’exprime dans l’expressivité des visages et des gestes des personnages. Les paysages aussi bien que les dessins du héros AJ sont également remarquables de finesse. Le thème de l’océan, et de l’eau plus largement, est omniprésent, donnant lieu à des figures imaginaires sublimes. Les couleurs pastel et la maîtrise parfaite des effets de lumière contribuent à la beauté des images. Globalement la mise en scène reflète poésie et sensibilité. Quelques séquences en noir et blanc revenant sur des scènes de cérémonies hawaïennes ancestrales ou évènements du passé serviront d’inspiration pour les dessins du héros, promis à son aimée Kristen, en sa mémoire. La musique, très présente, accompagne magnifiquement l’histoire.
Avec In Waves, son premier long métrage, la réalisatrice française Phuong Mai Nguen donne une très belle et émouvante ouverture de la Semaine de la Critique.








