Nationalité : Congo (Kinshasa), France, Italie
Genre : Drame
Durée : 1h30
Date de sortie : Prochainement
Réalisateur : Rafiki Fariala
Acteurs principaux : Bradley Fiomona, Dieufera Sana, Hubert Ngbolo
Bangui. Robert a 17 ans et rêve de faire carrière dans la musique. Mais il n’est pas un Centrafricain comme les autres. Il est un réfugié congolais. Lorsque ses parents sont arrêtés, il doit s’occuper seul de ses quatre jeunes frère et sœurs. Il jongle alors entre petits boulots et révisions du bac, tout en évitant les milices qui font régner la terreur dans la ville. Un jour, il apprend qu’un concours musical est organisé. Gagner devient son seul espoir.
(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)
16 mai 2026
Rafiki Fariala est d’origine congolaise, ses parents ont émigré en Centrafrique alors qu’il était jeune encore. Emprisonnés l’un et l’autre, il a dû assurer la responsabilité de ses frères et sœurs. Tout comme Bradley Fiomoa l’acteur principal. Entièrement sous-tendu par ces souvenirs douloureux, Congo boy offre un bain d’Afrique, un tableau des quartiers pauvres de Bangui, plus précisément en 2013 lorsqu’éclate une guerre civile entre des milices rivales. La caméra est de style quasi-documentaire, la sobriété de la mise en scène s’accorde parfaitement avec l’atmosphère authentique voulue par le réalisateur.
La vie de Robert est une métaphore de la situation des réfugiés, un combat de tous les jours sur tous les fronts : des petits boulots pour assurer la survie familiale, la révision du baccalauréat, les visites à ses parents en prison, l’animation de soirées musicales. Il doit mentir pour cacher son identité congolaise. Et protéger ses frères et sœurs contre des miliciens violents.
Une fracture générationnelle se dessine : contre l’avis de son père, Robert s’autorise à rêver d’émancipation par la musique. Entre les vicissitudes, le film laisse éclater la légèreté, la solidarité, l’humour, la joie, des chants qui dénoncent l’oppression qu’il subit. Dans la vie du réalisateur la musique deviendra cinéma… pari gagné si l’on en juge par l’ovation cannoise à l’issue de la projection !
15 mai 2026
Sur fond de guerre civile, un film entraînant, porteur d’espoir où la résilience et la pauvreté se côtoient. Robert, le frère aîné, lutte pour subvenir aux besoins de ses trois sœurs et de son jeune frère. Ils habitent chez un oncle éloigné qui est militaire et les exploite. Entre les travaux physiques imposés par l’oncle, l’argent à gagner, le baccalauréat à préparer, les visites à rendre aux parents en prison, Robert compose et chante. Dans ses chansons, il évoque les difficultés de la vie mais aussi la tendresse des relations. Il a du talent et fait vibrer des salles entières avec sa musique. Il communique son bonheur de chanter et fait oublier les tourments de l’existence. Une musique entraînante, une musique pleine de joie. Une musique qui permet de tout oublier. Le spectateur est entraîné dans cette spirale musicale et en oublie la vie difficile rencontrée par les réfugiés congolais en Centrafrique. Un film réjouissant difficile à oublier








