Nationalité : France, Japon, Allemagne, Belgique
Genre : Drame
Durée : 3h15
Date de sortie : 12 août 2026
Réalisateur : Ryūsuke Hamaguchi
Acteurs principaux : Virginie Efira, Tao Okamoto, Gabriel Dahmani
Directrice d’un établissement pour personnes âgées, Marie-Lou tente d’y instaurer une philosophie de soins innovante basée sur l’écoute et la dignité des résidents, malgré la réticence d’une partie de ses équipes. Sa rencontre avec Mari, une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer, va bouleverser sa trajectoire. En nouant une amitié profonde, les deux femmes engagent ensemble un combat pour “rendre possible l’impossible”.
(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)
16 mai 2026
Soudain nous introduit dans un Ehpad, dirigée par Virginie Efira, dans lequel est en cours d’application la méthode "Humanitude" qui tâche de mettre l’humain au cœur des soins. Nous profitons de quelques moments de formation du corps soignant envers de véritables résidants, pour découvrir ces actes pleins de tendresse et de respect qui, bien sûr, nécessitent plus de temps et donc de financement. Cela n’est pas sans humour ni tensions, spécialement quand la directrice introduit dans l‘équipe une metteuse en scène japonaise, atteinte d’un cancer, avec qui elle tisse un lien fort. On assiste à leurs réflexions, moitié en japonais, moitié en français, car elles sont toutes deux bilingues depuis leurs études à l’étranger. Ce procédé rend la conversation originale et empreinte d’exotisme, car les scènes se passent essentiellement en région parisienne. La rencontre des deux cultures, tant professionnelles que culturelles, nourrit le film de façon forte. Les dialogues et la mise en scène d’Hamaguchi - déjà prix du scénario et du Jury œcuménique en 2021 pour Drive my car - sont à la fois empreints de sobriété et de profondeur.
Une belle immersion dans l’univers de la fin de vie, qui n’est pas misérabiliste et veut se situer dans l’espérance.
16 mai 2026
Le réalisateur nous offre une œuvre d’une grande délicatesse sur l’accompagnement, le soin, la fragilité et la rencontre humaine, accompagnée d’une réflexion subtile et d’une mise en scène maîtrisée avec des champs - contrechamps magnifiques.
C’est à un sujet sociétal (la gestion médicale de la fin de vie, en particulier pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer) que nous convie Hamaguchi en posant sa caméra dans un Ehpad utopique et en tissant un immense et captivant canevas humaniste.
Croire en ces personnes atteintes de maladie et à leurs soignants, croire en cet accompagnement fait de soin, de tendresse, d’humilité et de bienveillance, croire en la bonté du monde, croire en la meilleure part de nous, et aller de « l’impossible vers le possible » est le projet de cette œuvre.
Ryusuke Hamaguchi trouve une nouvelle occasion de poursuivre son cinéma de la parole fondé sur de longues et profondes conversations, des pauses sublimes.
Grâce à Virginie Efira et Tao Okamoto, une merveilleuse rencontre improbable - au centre du cinéma d’Hamaguchi - se noue entre les deux femmes qui en viennent à se partager leur désespoir respectif. Ce film profond, bouleversant et d’une grande liberté est un magnifique voyage qui nous mène dans la connaissance des êtres.








