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The Gravedigger’s Wife

La Femme du fossoyeur
Semaine de la Critique
The gravedigger's wife

Nationalité : Finlande Allemagne France
Genre : Drame
Durée : 1h22
Date de sortie : Prochainement
Réalisateur : Khadar Ahmed
Acteurs principaux : Omar Abdi, Yasmin Warsame, Kadar Abdoul-Aziz Ibrahim

Guled et Nasra sont un couple amoureux, vivant dans les quartiers pauvres de Djibouti avec leur fils Mahad. Cependant, l’équilibre de leur famille est menacé : Nasra souffre d’une grave maladie rénale et doit se faire opérer d’urgence. L’opération coûte cher et Guled trime déjà comme fossoyeur pour joindre les deux bouts : comment réunir l’argent pour sauver Nasra et garder une famille unie ?


(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)

Encore une histoire d’amour, avez-vous envie de dire en lisant le synopsis de ce film ? Certes, mais une histoire d’amour simple, belle et lumineuse dans un ailleurs lointain géographiquement et esthétiquement. A travers son récit, le réalisateur nous montre des preuves d’amour qui vont jusqu’au sacrifice, des actes d’amour conjugal et filial qui entraînent des pertes, des conflits familiaux, des actes d’amour qui avec des économies de mots, des sourires et des regards de tendresse disent l’essentiel, fondent et tissent des liens de respect, de tendresse et ces mille petites choses qui font le quotidien. Avec le sens du détail (le travail du fossoyeur, la souffrance de son épouse, la partie de foot ou encore la course derrière le camion). Avec ce film Khadar Ayderus Ahmed nous livre avec simplicité et pudeur une belle leçon d’humanité et d’espérance.


Pour son tout premier film en tant que réalisateur, Khader Ayderus Ahmed, nous emmène vers des horizons lointains. Djibouti pourrait apparaître comme un drôle de lieu pour une histoire d’amour, mais les émotions dépeintes dans le film ont une résonance universelle. Et si les sentiments sont exprimés avec pudeur et retenue, le sens du sacrifice n’en est pas moins total et absolu. Les cadrages sont de toute beauté, notamment sur les visages des personnages, le fossoyeur et sa femme tout particulièrement. Avec des déclinaisons d’ocres, les images des paysages sont subtilement léchées, même quand il s’agit de filmer la pauvreté des bidonvilles. Et le souci du détail est constant, comme lorsqu’un simple ballon de football lancé au hasard fait toute la différence.