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The Unknown Saint

Le Miracle du Saint Inconnu
The Unknown Saint

Nationalité : Maroc France Qatar Allemagne Liban
Genre : Drame
Durée : 1h40
Date de sortie : 2018
Réalisateur : Alaa Eddine Aljem
Acteurs principaux : Younes Bouab, Salah Bensalah, Bouchaib Essamak, Mohamed Naimane, Anas El Baz

Au beau milieu du désert, Amine court. Sa fortune à la main, la police aux trousses, il enterre son butin dans une tombe bricolée à la va-vite. À sa sortie de prison, l’aride colline est devenue un lieu de culte où les pèlerins se pressent pour adorer celui qui y serait enterré : le Saint Inconnu. Obligé de s’installer au village, Amine va devoir composer avec les habitants sans perdre de vue sa mission première : récupérer son argent.


(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)

Un conte charmant navigant joyeusement entre religion, superstition, fatalisme teinté d’autodérision et roublardise. La terre faite de sable et de pierres attend la pluie, mais le ciel reste bleu ; un voleur cherche son trésor enfoui autrefois, mais celui-ci se retrouve recouvert d’un sanctuaire ; un médecin nouvellement installé attend des clients mais ceux-ci le considèrent comme une attraction – quand ils sont malades ils vont au fameux sanctuaire. Et certains désespèrent de cultiver leurs terres quand tous les autres sont déjà partis.
D’un humour très fin, le film réjouit à chaque instant sans jamais être insistant. Il prend constamment à contre-pied ses protagonistes, et les spectateurs avec. La fin inattendue et spectaculaire restitue l’ordre des choses : un miracle.


Le miracle du saint inconnu est le premier film d’un jeune réalisateur marocain. Il en a les qualités mais aussi les défauts. Film personnel, léger, plein d’humour mais un peu inconsistant. Nous sommes dans un village perdu du Sahara marocain et le réalisateur croque avec un plaisir évident plusieurs groupes d’individus : le nouveau docteur, que consultent en présence de l’infirmier, toutes les vieilles femmes du village qui n’ont rien d’autre à faire, le gardien du mausolée et son chien, un vieux paysan et son fils qui attendent la pluie depuis dix ans, deux malfrats, pieds nickelés à la sauce marocaine. Nous rions souvent de leurs aventures ridicules mais cela ne fait pas vraiment un film construit, il manque un lien crédible. Le travail de la caméra est lui aussi sommaire : presque exclusivement des plans fixes où entrent et sortent les personnages. Mais, malgré cela, nous ne nous ennuyons pas et nous sortons contents de l’heure 40 que nous venons de passer, ce n’est déjà pas si mal !