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Tout sur ma mère

Todo sobre mi madre

Tout sur ma mère

Film espagnol, français (1998).
Drame.
Durée : 1h 40mn.
Date de sortie : 19 mai 1999.
Avec Cecilia Roth, Marisa Paredes, Candela Pena, Antonia San Juan, Penélope Cruz...
Réalisé par Pedro Almodovar

C’est à Madrid que Manuela élève seule son fils Esteban. Pour fêter ses dix-sept ans, elle l’emmène au théâtre. A la fin du spectacle, Esteban insiste pour demander un autographe à Huma Rojo. En attendant devant l’entrée des artistes, Manuela confie à son fils qu’elle a joué autrefois dans une troupe amateur et que c’est à cette occasion qu’elle a connu Esteban, le père d’Esteban ! Pour le jeune homme, c’est une révélation. Il espère tellement connaître son père, savoir quelque chose sur lui. Manuela promet de raconter au retour. En demandant son autographe, Esteban est renversé par une voiture et succombe. Dès lors Manuela se promet de retrouver l’homme qu’elle a aimé et quitté, il y a dix-sept ans, à Barcelone, avant qu’il ne devienne Lola ! A Barcelone, Manuela va faire la connaissance de personnages touchants qui vont modifier son regard sur le monde : Agrado, travesti ami de Lola, Huma Rojo, actrice vieillissante amoureuse de Nina sa partenaire droguée, et surtout l’innocente Sœur Rosa, enceinte de Lola et séropositive. Après les mois de grossesse, la jeune femme succombe en accouchant. Manuela recueille l’enfant, Esteban, avant de retrouver Lola et de lui apprendre sa paternité

Le commentaire du jury

- en français

Pedro Almodovar, phare de la movida, déploie tout son talent dans ce magnifique
hommage à la maternité et surtout aux femmes en général (quel que soit leur
sexe .!). Sur des images
somptueuses et dans des décors magnifiques, une pléiade d’actrices, toutes plus
talentueuses les unes que les autres, donne sa dimension à un scénario
émouvant et fort.
Le réalisateur use de la caméra avec maestria (on pense bien
sûr à la caméra subjective de l’accident) en transportant le spectateur à la
rencontre de femmes à la recherche de
leur vérité.
L’interprétation de Cécilia Roth, toujours au-delà de la douleur donne
une dimension épique à cette comédie bourrée d’humour qui est un hymne à
tolérance et au respect.
Toute la morale du film tient dans cette phrase (extraite
du monologue d’Agrado) :
"Une femme est d’autant plus authentique qu’elle ressemble à l’image qu’elle a
rêvée d’elle-même." (C.C.)