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Land and freedom

Land and freedom

Film franco-espagno- allemand (1994).
Drame
Durée : 1h49mn
Date de sortie : 11 octobre 1995
Avec : Jan Hart, Rosana Pastor, Iciar Bollain, Tom Gilrou, Marc Martinez, Frédéric Pierrot, Suzanne Maddock, Mandy Walsh, Angela Clarke, Ricard Arilla, Jordi Daue
Réalisé par Ken Loach

Printemps 1936. David, un jeune anglais au chômage, quitte Liverpool pour se joindre à la lutte contre le fascisme, dans les premiers jours de la guerre civile d’Espagne. Il rejoint la section internationale d’une milice républicaine, sur le front en Aragon, et aux cotés de Bernard, Lawrence, Coogan et Blanca, il se battra contre les fascistes. Mais en quittant Liverpool, c’est aussi sa fiancée que David quitte. En rejoignant les rangs de la jeune république c’est Blanca et l’amour qu’il rencontre. Blanca est la compagne de Coogan, l’irlandais, ancien membre de l’IRA, meilleur combattant de sa section et dont l’ardeur, ainsi qu’une faute de David, auront raison de la vie. Blessé, David rentre à Barcelone ou le camp républicain se déchire entre communistes pro et antistaliniens, trotskistes, anarchistes.

Les milices populaires du POUM sont alors dissoutes au profit de la Nouvelle Armée Populaire. D’abord engagé dans ce corps, David choisit la loyauté des hommes au loyalisme de la raison d’état et rejoint finalement ses camarades miliciens ainsi que Blanca. Après l’échec d’un engagement militaire, il sont désarmés par l’Armée Populaire. Au cours de la confrontation déchirante, Blanca est tuée. Malgré la trahison, l’idéal restera.

Le commentaire du jury

- en français

"Land and freedom" est un film important pour notre temps. Parce qu’il aborde
cette période phare de notre vingtième siècle mourant durant laquelle se sont
exprimées les contradictions les plus déchirantes de l’engagement d’hommes et
de femmes venus se battre pour une idée force : celle de la république. Et c’est
bien cette figure et maternelle et combattante, flamboyante de la république qui
est en jeu ici via la brune et fière Blanca. Tuée par Lawrence, gestionnaire
pragmatique de la lutte, elle meure comme la république : trahie.
Dans ce film, la force de Ken Loach, est de faire passer ce message assez loin
derrière l’émotion qui lie les personnages de la fiction. Encore une fois, ce sont
les scènes d’intenses discussions politiques qui emportent le plus l’adhésion du
spectateur, pendant que les scènes "historiques"ont la justesse de rester toujours
en deçà d’une nouvelle représentation du mythe des valeureux. Il fallait bien cette
aisance documentariste et cette modestie réaliste pour approcher les doutes,
joies, espoirs et souffrances qui sont le pain noir et le sang de l’engagement et de
la lutte.. (Th. B.)