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Jeunesse (Le printemps)

Youth (Spring) / Qing Chun (Chun)
Compétition Officielle
Jeunesse (Le printemps)

Nationalité : France, Luxembourg, Pays-Bas
Genre : Documentairee
Durée : 3h32min
Date de sortie : Prochainement
Réalisateur : Wang Bing

Zhili. À 150 km de Shanghai. Dans cette cité entièrement dédiée à la confection textile, les jeunes affluent de toutes les régions rurales traversées par le fleuve Yangtze. Ils ont 20 ans, dorment ensemble dans les dortoirs des ateliers, mangent dans les coursives. Ils flirtent, plaisantent et se chamaillent derrière leurs machines à coudre. Ils travaillent sans relâche pour pouvoir un jour s’acheter une maison, élever un enfant ou monter leur propre atelier. Entre eux, les amitiés et les liaisons amoureuses se nouent et se dénouent au gré des saisons, des faillites et des pressions familiales.


(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)

Ce (trop) long documentaire nous plonge dans l’univers des ouvriers et ouvrières des ateliers de couture à la chaîne en Chine. Travaillant pendant des heures interminables, un travail harassant, où il faut être à la fois rapide et précis, logés dans des dortoirs miteux d’une promiscuité incroyable, ils rigolent pourtant, se draguent, se chamaillent – comme tous les jeunes. La question si on avorte ou si on se marie paraît presque marginale. De toute façon on n’a pas les moyens de se marier. Les discussions tarifaires avec le patron sont ardues, mais de toute façon il n’y a guère d’alternative. Chaque séquence filmée indique les noms des protagonistes, entre 20 et 25 ans, leur origine – ils viennent tous de la campagne – et l’adresse de l’atelier dans une ville née en peu de temps grâce à l’industrie du textile. Un des ateliers est situé « rue du bonheur »… Je suis admirative de voir qu’on puisse arriver à faire une couture droite à cette vitesse. Dommage que ce film, vu sa durée, ne sera probablement vu par personne.


On dit de la Chine que c’est l’atelier du monde. Le documentaire du réalisateur Wang Bing nous plonge au plus près de la vie de jeunes provinciaux venus chercher fortune dans les ateliers de confection. La caméra se plante au beau milieu des machines à coudre et dévoile une jeunesse dure à la tâche mais aussi pleine d’humour et de joie de vivre. Entre les ouvriers et les ouvrières du textile une véritable complicité s’installe. L’objectif voyeur enregistre les conversations secrètes de leurs histoires d’amour et d’amitié, si bien que l’on se croirait presque par moment dans une émission de télé-réalité. La caméra subjective suit cette jeunesse dans les dortoirs crasseux et sans eau courante alloués par leur patron en guise de logement. On découvre que ce sont des travailleurs indépendants, payés à la pièce et que les négociations avec le patron sont rudes. On plonge au coeur de la société chinoise pour qui argent et statut social sont primordiaux. On s’étonne de voir la place omniprésente des parents qui influencent la vie de leurs enfants adultes, dans leur choix de mariage notamment.
Le film souffre d’une longueur excessive et de répétitions mais il constitue un témoignage exceptionnel sur les conditions de travail dans les usines de confection en Chine et est d’en réalisme époustouflant sur cette jeunesse chinoise en mal d’amour et de reconnaissance.