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Rafiki

Un certain regard
Rafiki

Nationalité : Afrique du Sud Kenya France Pays-Bas Allemagne
Genre : Drame
Durée : 1h22
Date de sortie : 2018
Réalisateur : Wanuri Kahiu
Acteurs principaux : Samantha Mugatsia, Sheila Munyiva, Dennis Musyoka

Kena et Ziki mènent deux vies bien différentes dans un lotissement de Nairobi. Kena travaille dans la boutique de son père et attend de commencer une école d’infirmière, tandis que Ziki, passionnée de danse, passe ses journées à traîner avec ses amis.


(L'avis exprimé par les rédacteurs de cette rubrique est indépendant du travail et des choix du Jury oecuménique.)

Rafiki, amie en swahili. C’est là que réside tout l’enjeu de ce film : Kena et Ziki n’ont pas le droit de montrer qu’elles sont amoureuses à Nairobi, au risque d’exposer leur famille à la honte, de ruiner la campagne électorale de leur pères respectifs, de se faire tabasser par les jeunes du quartier, d’être confrontées aux autorités religieuses, de se faire arrêter. Un film empli de couleurs et de lumière, un travail sur l’image très abouti, des dialogues et des regards justes et intimes... Pour la réalisatrice Wanuri Kahiu, membre d’une nouvelle génération de storytellers africains, Rafiki représente « la beauté et la difficulté de l’amour, des moments précieux pendant lesquels on s’élève au-delà de nos préjugés ».


Elles sont noires, belles et amoureuses : en quelque sorte le bonheur sur fond de couleurs éclatantes comme seule l’Afrique sait nous les offrir. Pourtant on a l’impression qu’elles vivent dans un Kenya en noir et blanc tant les émotions qu’elles suscitent sont peu nuancées.

Les robes virevoltent, les nattes tressées s’envolent et les motos pétarades. Ce sont tout d’abord les images du bonheur, de la joie de vivre et de l’enthousiasme des jeunes étudiants devant l’avenir qui s’ouvrent à eux telle une page blanche.

Mais de temps à autre la caméra fait dans la noirceur. De regards furtifs et gênés à la violence assumée face à la différence, en passant par la faillite de certains membres de la famille, ils font de l’amour un cauchemar.

Alors il nous reste notre imaginaire devant une fin "ouverte ou fermée", blanche ou noire !